// Général/Éducation

Fini de comprendre, c’est le moment d’apprendre ! // Une contribution de Mazarine Pingeot, écrivain, professeur agrégé à Paris 8

kid 2Pédagogisme. C’est le mot péjoratif qu’on emploie pour désigner la pédagogie qui sévit depuis plus de trente ans, mettant au cœur l’élève, son épanouissement, ses besoins ; une bonne intention donc. Une intention de gauche. Etre à l’écoute de ces petits êtres pleins de tourments et souvent issus de classes défavorisées, de l’immigration, des nouveaux ghettos, bref issus de notre échec. Être à l’écoute plutôt que d’instruire. Culpabilité de colonisateurs, on continue de demander pardon en brossant dans le sens du poil les descendants des victimes, mais notre mea culpa garde un point commun avec la colonisation, et n’en est que la perpétuation : le mépris de « l’indigène ».

Un mécanisme qui permet les dérives de comportements aux prétextes qu’il faut comprendre, comprendre oui, mais accepter ? Quel parent accepterait que son enfant l’insulte sous prétexte qu’il exprime un point de vue, et que tout point de vue est nécessairement intéressant ? Pourquoi un prof devrait-il, lui, supporter l’écart ? Mais parce qu’il doit racheter une dette nationale pardi, tout en l’aggravant.

Ça me rappelle un prof de philo qui avait commencé son cours en nous enjoignant d’apprendre à penser par nous-mêmes ; c’était là la ruse ultime de la démagogie. On ne commence jamais par soi-même quand on pense, on pense par sa famille, par sa bande, par les mangas qu’on lit, par les séries télévisées qu’on regarde, par l’opinion, par la mode, par toutes les figures que peut prendre l’altérité, ce que Kant appelle l’hétéronomie en opposition à l’autonomie. Devenir autonome, c’est-à-dire s’émanciper, nécessite malheureusement un long travail de prise de distance, d’examen critique, et d’apprentissage : car c’est précisément en apprenant à lire des textes, en enrichissant sa connaissance par les œuvres d’écrivains, de philosophes – qui ont précisément passé leur vie à dépasser l’opinion au profit de la pensée – qu’on accède, à un moment donné à une pensée autonome.

Alors écouter l’élève, d’où qu’il vienne, revendiquer sa « culture » qu’il ne connaît que par héritage ou par contagion (80% des connaissances des enfants scolarisés proviennent d’Internet), ses « idées » qui sont celles de son entourage (famille ou copains), son point de vue (qui n’a de personnel que l’emploi grammatical du « je »), c’est renoncer à faire de lui un élève de la République.

Mais pourquoi ? Pourquoi cet abandon au nom de la « compréhension » du petit d’homme ? Pourquoi a-t-on renoncé à l’éduquer ?

L’école a-t-elle été instituée pour faire la charité aux laissés pour compte de l’Histoire ? Et ce faisant n’est-elle pas définitivement en train de les mettre dehors, hors de l’Histoire, pour bien les enchaîner à leur histoire propre, la répétition de la misère, et l’impossibilité d’en sortir ?

D’où vient que nos bonnes intentions se sont muées en violence ? Que notre trop grande tolérance accepte l’intolérance qui sévit à différents niveaux dans les discours des jeunes, que notre trop grande considération pour la liberté, mène parfois à ne plus savoir où celle de nos enfants s’arrête, au prétexte de leur droit à s’exprimer, à avoir un point de vue, tout le monde a le droit… Malheureusement ce droit, ses meilleurs adversaires savent mieux s’en servir que les démocrates zélés. Cette démission de l’Education nationale, au profit d’un amour universel de l’autre, les tenants de la haine ont très bien su s’en saisir.

On dit qu’on est en guerre. Certes. Mais c’est qu’on a nourri les soldats de l’armée ennemie. Parce que nous avons été lâches. L’autorité, la discipline et l’exigence doivent être des valeurs de gauche, celle d’un humanisme républicain, qui met au cœur de ses réformes éducatives le respect de « l’élève », en tant qu’élève, et non en tant que noir, blanc, arabe, musulman, juif, catholique, bouddhiste, et que sais-je. C’est ce qu’on appelle l’égalité.

Tout apprentissage est exigeant, et l’exigence est une des formes les plus achevées du respect.

En lien avec cette réflexion d’autres textes de la plate forme : 

https://poliscite.com/2015/01/23/lecole-nest-pas-le-gilet-par-balles-de-la-societe/

https://poliscite.com/2015/01/29/creons-une-armee-de-createurs/

14 réflexions sur “Fini de comprendre, c’est le moment d’apprendre ! // Une contribution de Mazarine Pingeot, écrivain, professeur agrégé à Paris 8

  1. Chère Mazarine, la pédagogie n’est pas, loin s’en faut, l’étrange portrait que vous en faites ici. A moins de rejoindre la cohorte des brighellistes. Ceux-ci ont tellement menti que la pédagogie n’est qu’une réécriture fallacieuse.
    Je n’ose imaginer que vous soyez de ce camp…
    ______________________________
    Dialoguant récemment avec une collègue, jeune enseignante titulaire débutante, la conversation roulant sur la pédagogie, elle vint à me demander :
    « Mais en fait, qu’est-ce que c’est un pédagogue? »…
    Je lui fis une réponse banale, rapide, pris par le temps qui nous prend et nous emporte… Peut-être était-elle inquiète de n’être pas assez pédagogue… Ou l’être mal… Gagnée par les attaques de mauvaise foi dont la pédagogie est la cible… Je ne sais pas… Je le lui demanderai… Je sais, moi, qu’elle est, sera et restera une formidable enseignante. Qu’elle saura transmettre en partageant, partager ce qu’elle sait… Qu’elle connaîtra des échecs, qu’elle s’en relèvera, qu’elle continuera, qu’elle subira des dizaines de réformes, de contre-réformes, qu’elle respectera des dizaines de circulaires… Mais qu’au bout du compte, elle ne sera jamais seule car le pédagogue, Hélène, est toujours avec ses élèves. Il ne peut pas les laisser. Même quand il est silencieux, que les têtes sont penchées sur un exercice, le professeur est là. Présent sans être omniprésent… Peut-être est-ce ça, en partie car tout ou presque a été dit, la pédagogie… Un espace, lieu et temps, partagé… Bruyant ou silencieux, au gré des heures et des activités… La pédagogie c’est d’abord un espace. Il reste ensuite à le remplir, à moitié, au tiers, au trois-quarts… Peu importe… C’est selon l’objectif à atteindre, les possibilités de chacun qu’hélas l’Ecole se tue -au sens propre- à réunir à plusieurs et à exiger que ces « plusieurs » aillent toutes et tous à la même vitesse quand Pierre aurait besoin de six heures de mathématiques et Najira seulement deux… Mais non… Tout est normé et pour la vie… Ce sera quatre heures pour toute la cohorte… La cohorte… Pourquoi pas le régiment tant qu’on y est…
    Le pédagogue est un peintre étrange qui serait chargé de colorer l’espace… « En mobilisant les élèves, en structurant les savoirs, en accompagnant les parcours » comme le dit si limpidement Philippe Meirieu… L’espace vide devient au cours de la séance un « cabinet des curiosités » où l’hétéroclite s’ordonne petit à petit… Le désordre qui règne dans les esprits prend une forme visible, reconnaissable et structurée. N’oublie pas Hélène: il faut toujours donner corps aux découvertes… Tu sculptes l’espace… Tu accompagnes les gestes de tes jeunes « apprentis » qui à leur tour, devant toi, sculptent maladroitement, puis de mieux en mieux, l’espace angoissant de l’inconnu initial. De la découverte à la maîtrise… Car toujours ils doivent parvenir à la maîtrise… Dynamiser, structurer rigoureusement, accompagner chacun (et ça c’est difficile) dans son parcours… Et chaque séance est un nouveau parcours… Et chaque élève a son propre mode de « promenade »…
    Le pédagogue est celui-là… Celui qui accepte les modes différents mais exige rigoureusement de structurer ce que j’ai appelé ici « l’espace », c’est à dire ce moment privilégié comme disait Proust où, et là je convoque Stendhal, vont se cristalliser lumineusement les connaissances éparses… Réunir Proust et Stendhal à la même table… Jolie compagnie… C’est peut-être ça aussi la pédagogie… Une oeuvre d’art quotidiennement renouvelée, jamais achevée, Sisyphe en quelque sorte… Comme le héros mythologique, tu n’atteindras jamais le sommet Hélène… mais c’est bien mieux ainsi car toujours tu auras le désir de recommencer… Encore et encore !…
    Jusqu’au jour où tu fermeras ta porte pour la dernière fois…
    Le caillou de Sisyphe aura roulé de l’autre côté…
    Un autre pédagogue alors tentera de nouvelles ascensions…

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  2. Merci pour cette contribution qui reflète une réalité bien réelle. Je suis enseignant depuis 2003 et j’ai heureusement pu me défaire de toutes les bêtises entendues lors de ma « formation » dans ce qui s’appelait encore IUFM. Vouloir à tout prix « comprendre » l’élève, le mettre au centre de la pédagogie en prétextant qu’il a autant à apporter à l’enseignant que l’inverse est une ineptie totale. Sous prétexte de ne pas brusquer l’enfant (qui n’était plus un élève), il ne fallait surtout pas lui apporter quoi que ce fût. Sous prétexte de ne pas lui demander un effort, il ne fallait surtout pas lui faire apprendre des connaissances qui, d’après nos formateurs pédagogues, étaient arbitraires, donc suspectes. Fort heureusement, je suis maintenant dans ma classe, libre d’utiliser la pédagogie qui me semble la meilleure. Oui, je demande des efforts à mes élèves. Oui, je leur demande d’apprendre des faits, des règles, des lois. Non, ils ne peuvent pas tout comprendre tout de suite. Non, ils ne sont pas à mon niveau. Je les respecte ; c’est pourquoi je suis très exigeant avec eux. Et ils progressent.

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  3. Bonjour — cela fait longtemps…
    Quinze ans que nous nous battons contre les grands nuisibles qui co-gèrent l’Education avec tous les ministres de droite et de gauche… Avec la réforme du collège ils jettent toutes leurs forces dans la bataille — peut-être le mieux de la fin… Mais franchement, savez-vous, c’est épuisant, cette lutte…

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  4. Ca me paraît au minimum plus compliqué que cela. Il n’y a pas « la bonne vieille méthode » qui marche et les nouvelles méthodes guimauve qui ne font que passer de la crème dans le dos des élèves. Il y a la bonne vieille méthode qu’on connaît bien, par laquelle on a personnellement réussi, et qui laissait pas mal de monde sur le carreau mais tant pis… et des réflexions sur de nouvelles méthodes, qui ne sont pas toutes intelligentes ni toutes éprouvées, qui malheureusement n’associent pas vraiment les enseignants, qui sont assez mal connues, souvent outrées etc.

    Je suis enseignante aussi, au lycée, de philo, de la promotion d’agrégation de l’année suivante de celle de Madame Pingeot. Je n’ai bien sûr jamais utilisé le grossier sophisme selon lequel « penser par soi-même » est plus aisé si l’on ne lit personne d’autre. S’il existe un prof qui renonce à enseigner la pensée des auteurs au programme (ou pas au programme, d’ailleurs) sous ce prétexte, disons au moins qu’il n’est pas représentatif de l’ensemble des profs de philo. J’ai fait quatre académies, participé à quinze séries de réunions d’harmonisation-entente avec mes collègues, à autant de concertations avant « bac blanc » dans une dizaine de lycées différents (statut de TZR oblige) et je n’ai jamais vu personne soutenir de telles inepties.

    En revanche, il est clair que dans les lycées d’aujourd’hui, nous avons, en philo par exemple, des élèves que nous n’aurions jamais eu avant. Je ne connais non plus aucun professeur de philosophie qui parvient à enseigner sa matière de manière magistrale à une classe de 30 élèves de STI, par exemple. Nous sommes nombreux à tâtonner et à chercher comment leur faire parvenir quelque chose qui ne soit pas de la soupe et que les élèves puissent assimiler. Or il se trouve que la bonne vieille sévérité d’antan n’est pas la seule façon d’être « exigeant » sur le résultat de ce que l’on obtient.
    Bien sûr, tout dépend si l’on mesure ce « résultat » au niveau le plus haut auquel on peut faire parvenir au moins un élève en un temps limité, ou au nombre de gens que l’on arrive à faire progresser. Bonne nouvelle: les rapports PISA semblent dire qu’en se préoccupant (réellement, c’est-à-dire pragmatiquement) de n’exclure personne, on parvient aussi à augmenter le niveau de tout le monde.
    Quant à moi, en tant que femme de gauche, je ne suis pas désolée de dire que je m’intéresse au dernier de la classe autant qu’au premier, et, surprise, j’ai découvert que ce n’est pas toujours en l’excluant pour la énième fois de mon cours qu’il progressera le mieux. Il ne s’agit pas d’indulgence coupable, mais de pragmatisme… Le même qui vous pousse, avec vos propres enfants, à ne pas nécessairement hurler à chaque bêtise, mais aussi, en partie, à essayer de comprendre plus globalement comment amener l’enfant à ne plus les faire. Si c’est du pédagogisme, je ne rougis pas de dire que je suis sans réserve pour le pédagogisme.

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  5. J’ajoute tout de même que, comme par hasard, les moins bons, des séries les moins prestigieuses, sont généralement d’origine modeste. Je veux bien faire semblant de croire qu’un peu de « responsabilisation » suffirait à leur faire faire « des efforts », mais, sérieusement… globalement, ça ne marche pas, tout simplement.

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  6. Madame Pingeot,
    imaginons que je ne sois pas enseignante. En lisant votre propos et ceux qui vont dans le même sens, je serais aisément convaincue que « pédagogie » signifie renoncement, abandon, lâcheté — votre texte est truffé de ces mots. Je m’imaginerais les classes des collèges publics, actuellement, comme une vaste bouffonnerie où le professeur demande aux élèves la permission de leur proposer une leçon.., puis leur avis sur celle-ci…, puis anime vaguement des échanges d’opinions qui tiennent lieu de « savoirs », pour acheter la paix sociale…puis, si tout va bien, essaie d’obtenir, avec force flatteries, qu’ils notent trois lignes sur leur classeur avant de sortir… Il y a de quoi rire ET être indigné. Il faut venir dans les milliers de cours de collèges de toutes sortes pour assister à des cours de toutes disciplines, pour voir l’exigence dont on proclame un peu facilement qu’elle a été lâchement abandonnée. Il faut nous voir, enseignants de tous les jours, absorbés par la double tâche de ne perdre ni le savoir ni les élèves le plus souvent désireux d’apprendre et de réussir. Bien sûr il y a des cas où ça ne se passe pas bien, nous ne renonçons pas, nous ne sommes pas des lâches, nous nous battons pour des victoires toujours possibles, et en dépit des échecs. Mazarine Pingeot voyez ce que c’est, et tout en prétendant défendre l’enseignement, vous propagez certainement en toute ignorance, une image aussi fausse que désastreuse de la réalité pédagogique.
    Florence Castincaud, enseignante

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  7. Merci pour ce texte d’une justesse qui ne manquera pas de faire grincer des dents et d’entretenir les « oui mais » (ou les « non pas du tout », ne soyons pas sectaires).

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  8. L’autorité, la discipline, l’exigence intellectuelle sont des valeurs en soi, ni de droite ni de gauche. Ce sont vos crispations idéologiques qui ont fait le lit du laxisme à l’école depuis 30 ans.

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    • Quand vous dites : « Vos crispations idéologiques » vous parlez de qui et de quoi exactement ? Nous apprécions que la plateforme soit vivante et libre – c’est pourquoi nous avons publié votre commentaire – mais nous tenons à ce que chacun produise une réflexion cohérente, compréhensible par tous. Nous nous ne voulons pas de réactions non argumentées qui pourraient ressemblées à des attaques à la personne et non aux idées. Il n’y a ici de place que pour les idées et l’échange. Celui-ci peut être âpre s’il n’est pas acrimonieux, certains commentaires en atteste déjà. Si vous pouviez donc préciser votre pensée se serait utile pour tout le monde.

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  9. Mais pourquoi au regard des commentaires, relève t’on de l’agressivité dans certains propos ? Toujours une joute verbale.. au lieu de rechercher l’harmonie autour du sujet qu’est l’éducation.
    Déjà sans le respect des uns et des autres, et ici avant tout entre pédagogues, comment espérer améliorer l’image pédagogique d’aujourd’hui et surtout trouver le meilleur apprentissage possible pour l’ensemble des enfants..
    AM Ribes, une mère de 3 enfants (déjà dans la vie active)

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    • Il est vrai qu’une certaine agressivité reste sous-jacente dans quelques commentaires. Mais il faut reconnaître que le sujet est sensible. ceux qui commentent sont souvent des professeurs ou au moins des personnes concernés par le problème. Difficile en ce cas de rester de marbre et il faut le comprendre. J’ajoute que la colère reste un bon moteur de l’action, de la réflexion. C’est ce qui permet de changer, ou du moins d’avoir envie de changer les choses. On ne peut reprocher à ceux qui travail dans les classes au quotidien de se sentir attaquer par ceux qui critiquent l’école. Pour autant il est certain que nous ne pourrons faire évoluer la situation qu’à la condition d’une écoute honnête et finalement du respect de chacun. Mais pour le moment nous exposons, nous débattons, nous récoltons le mécontentement, le temps de la synthèse n’est pas venu. Mais plutôt que de le regretter il faut le préparer.

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  10. Bonjour, enseignante en LP c’est malheureusement ce que nous vivons, ou les consignes des IG relayées par les IEN sont de mettre l’élève en situation de jeu et qu’il doit apprendre par lui même. Pour eux les savoirs sont justes nécessaires à l’utilisation de l’outil (informatique par exemple) et que Mazarine Pingeot décrit et décrie dans son article et je rapprocherai son texte de ce que disait JP Chevènement alors ministre de l’Education nationale :
    « Si l’Ecole perd de vue sa fonction essentielle, si l’on en fait un simple lieu de vie, si on met l’élève au centre de l’école et si on se décharge sur lui du soin de construire ses savoirs, tous les repères sont faussés ».

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  11. Pingback: Réforme du collège : la grande révolte | Lewagges

  12. Bonjour,

    Une simple petite remarque ponctuelle (et non agressive) pour dire que j’ai buté sur des abréviations dans plusieurs réactions précédentes (abréviations lancées sans leur signification). Cela rend la lecture peux claire et donne le vague sentiment d’une discussion corporatiste. Ce qui, évidemment, me semble desservir les propos et aller assez peu dans le sens de la transmission et de l’échange.

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