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Vox Populi // Une contribution de Didier Le Bret, Diplomate

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Dans leur dernier sondage, Opinionway et Cevipof confirment le décrochage auprès des Français des institutions « représentatives » : toujours bons derniers, avec seulement 14%, les partis politiques sont suivis par les syndicats (29%), les médias (30%) et…les banques (34%). Nos compatriotes sont en revanche 84% à accorder leur confiance aux PME,  83% à l’armée (+7% en un an), et 68% à l’école.

Dit autrement, les Français votent pour ceux qui créent de l’emploi, défendent nos intérêts et élèvent nos enfants. Ils sanctionnent, en revanche, et de plus en plus durement, ceux qui contribuent à faire élire nos dirigeants/représentants (politiques et syndicalistes), ceux qui nous informent et ceux qui nous financent.

Ces trois dernières fonctions, pourtant vitales au bon fonctionnement de toute démocratie digne de ce nom,  apparaissent défaillantes à la très grande majorité des Français. Dans les trois cas, comment ne pas être frappé par l’effet de miroir inverse ? Ce jugement sans appel des Français nous dit en creux leurs aspirations profondes : être mieux gouvernés, ou peut-être simplement mieux représentés ; disposer d’outils adaptés au décryptage d’une actualité toujours plus complexe ; avoir les moyens de notre développement et voir les banques enfin assumer leur premier métier en finançant l’économie réelle plutôt que de voler au secours de la victoire de la finance pure. 

Les sondages, souvent réputés populistes, en l’occurrence parlent d’or. L’intelligence collective pointe les déficits, mais aussi les vraies priorités et la voix à suivre.

Mais il y aussi un autre message, celui-là presque subliminal, qui nous est adressé : l’enthousiasme est du côté de la créativité et de l’abnégation. De l’enseignant confronté à l’impossible tâche d’enseigner mais aussi d’élever (dans tous les sens du terme). Du soldat désormais sur tous les fronts avec de moins en moins de moyens. Du chef de PME dont le revenu mensuel moyen oscille péniblement entre 3000 et 5000 euros, mais sur les épaules duquel repose l’essentiel de la croissance et de l’emploi. Ils ont également en commun le plus souvent l’amour de leur métier, l’obligation de s’en sortir et le devoir de conserver et de transmettre.

 

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